Vous ne trouverez pas ici, un classement par ordre alphabétique, famille ou autre. Mais un heureux mélange au gré de mes fantaisies et coups de coeur...
En fond d'écran, un vol d'oies cendrées et leur chant.
Avant de découvrir les oiseaux, revenons sur le mécanisme du chant.
On a tous appris ça un jour.
Bon, pour le chant du coq et du dindon, ça va, mais pour les autres?
Pas de panique, tout est ici!
Bientot, d'autres oiseaux!
Le chant des oiseaux est aussi un moyen pratique pour identifier les espèces, en particulier celles qui sont très difficiles à observer dans la nature.
Les oiseaux, contrairement aux mammifères, ne possèdent pas de cordes vocales. Ils sont néanmoins pourvus d'un organe de phonation spécialisé, situé à
la
base de la trachée, le
syrinx.
Celui-ci comporte deux cavités, que les oiseaux utilisent simultanément pour produire des sons d'une extrême complexité.
Les émissions vocales des oiseaux sont de deux sortes : les cris ou appels et les
chants
proprement dits.
La nuance est parfois subtile. En général, les
chants
sont réservés aux préludes amoureux, et les cris servent aux autres communications vocales. Divers comportements s'accompagnent de cris distinctifs : le
cri d'un oiseau exprime tantôt la menace, tantôt la peur ; ce peut être aussi un avertissement au moment de l'envol ou une demande. Chez certaines
espèces,
le cri a une fonction particulière : les salanganes émettent une série de claquements et s'orientent d'après l'écho dans les grottes. Les appels et les
cris sont courts et relativement simples, mais ils n'en fournissent pas moins des informations précieuses sur leur interprète.
A quelques exceptions près, ce sont les mâles qui ont l'apanage du
chant :
ils chantent surtout au cours des rituels prénuptiaux ou pour marquer leur territoire.
Chaque
espèce
a un
chant
spécifique, mais certains oiseaux ajoutent à leur répertoire en imitant le
chant
des autres. Il arrive aussi aux couples de chanter en duo ; la coordination de leurs voix est alors remarquable. Des expériences ont démontré que pour
certains
oiseaux le répertoire est inné, tandis que d'autres l'acquièrent en imitant leurs parents. Un phénomène remarquable se produit alors : une population peut
développer son propre dialecte, comme cela existe chez l'homme.
Souvent, les jeunes mâles ne chantent pas tout à fait comme leurs aînés. Les
chants
varient aussi à mesure que progresse la saison des amours. Quelques rares
espèces,
comme les cigognes, ne chantent jamais. Mais, en définitive, la variété phénoménale des
chants
et des cris des oiseaux n'a pas fini de nous intriguer.
Outre leurs
chants
et leurs cris, les oiseaux font aussi entendre des sons particuliers. Certains émettent en volant à grande vitesse un son strident produit par l'air qui
siffle à travers leurs
ailes
déployées et les
plumes
de leur queue.
D'autres, comme les gélinottes, se servent des sacs aériens de leur cou pour produire des sons retentissants.
L'étude scientifique du
chant
et des cris des oiseaux est relativement récente. Nous devons le premier enregistrement d'un oiseau à Ludwig Koch, en Allemagne, en 1889, et, aux Etats-Unis
au biologiste Sylvester Judd, en 1898. Mais ce n'est qu'en 1932 qu'une équipe de chercheurs de l'université Cornell, dirigée par Arthur Allen, mit au point
les techniques et les appareils nécessaires pour enregistrer le
chant
des oiseaux dans la nature.
Les méthodes de ces pionniers permirent d'abord de comparer et d'analyser les différents
chants
des oiseaux. Par la suite, en les modifiant à l'aide de procédés électroniques, on a pu les faire réentendre à l'oiseau et étudier ses réactions. On reproduit
maintenant le
chant
des oiseaux sous la forme graphique d'un sonagramme qui en trace point par point la fréquence (sur l'échelle verticale) par rapport au temps (sur l'échelle
horizontale).