Ces arbres se trouvent très souvent sur des sites classés, en forêt domaniale ou sur des terrains privés.
Respectons l'environnement et ces lieux magiques.
Bonne visite!








Le hêtre de la Tour de Grosme



En lisière de la forêt des Battées, dans le duché de Bourgogne, sur le domaine de Grosmes, furent batties en 1322 par le seigneur de la Roche de Millay et de Grosme, "une tour et une forteresse".
Dès 1334, des querelles éclatèrent au sujet de la possession de ce domaine.
Finalement, un traité fut conclu... Grosme devint terre épiscopale en 1360.
Douze années plus tard, une véritable lutte contre le pouvoir épiscopal fut engagée par "Robert le Diable". Le chateau féodal fut incendié et détruit...
Depuis, Grosme n'est plus qu'une ruine... Mais seul, entouré de ces vieilles pierres, un hêtre s'est installé il y a près de 200 ans.
Du haut de ses trente mètres, il domine aujourd'hui ce domaine gagné par la forêt, ce lieu abandonné. Il semble veiller sur ces vestiges, derniers témoins d'une histoire ancienne.
Le Hêtre de la tour de Grosme est classé "arbre remarquable de Bourgogne".



Retour haut de page


Le Pied Cornier



Classé dans les dix premiers arbres remarquables à l'inventaire du Muséum National d'Histoire Naturelle, ce chêne nous révèle la "subtile alchimie qui existe entre l'histoire et la géographie des arbres".
Situé en Champagne-Ardennes, dans la forêt communale de Vosnon, le Pied Cornier est un chêne sessile dont l'allure vénérable inspire le respect.
Ses 800 ans d'existence en font un témoin encore vivant de l'histoire locale.
Son tronc, d'un diamètre de 185 cm, est creux et peut loger 4 à 5 personnes. On raconte que ce géant de 22 mètres aurait abrité dans son antre des résistants durant la seconde guerre mondiale.
Sur un coffret en bois et verre, non loin de l'arbre, de présentation discrète, figure un plan de localisation du Pied Cornier et d'autres bornes seigneuriales existantes à proximité.



Retour haut de page

Les six Frères



Au milieu de la forêt de Vénizy, en Bourgogne, six frères vivent cote à cote depuis 150 ans...
D'un diamètre de 60 cm chacun, ces six troncs de chêne sessile ont poussé sur la même souche en un bouquet impressionnant.
Bien que cette cépée soit en bonne santé, le risque qu'elle perde quelques branches est toujours possible. De plus, il est important de préserver le sol qui la supporte d'une forte fréquentation touristique.
En effet, les piétinements des promeneurs entrainent rapidement une compaction du sol, un manque d'oxygène pour ses racines pouvant lui être fatal.
Le succès de ces six frères a rendu nécessaire la réalisation d'un aménagement touristique par l'Office National des Forêts en 1996. Ainsi, afin de sécuriser les promeneurs, de préserver le sol et l'arbre, une barrière de protection a été installée autour de ce chêne à six troncs (et à six vies).



Retour haut de page

Le Chêne Notre-Dame de Viroflay



En 1859, sur la commune de Viroflay en Ile-de-France, s'abat une grave épidémie de choléra touchant surtout les enfants. On implora la Vierge, l'épidémie cessa...
Pour remercier la Vierge, le curé instaura un pèlerinage au chêne de Notre Dame de Viroflay où se trouvaient déjà des ex-voto.
Une statue fut installée en 1891. Aujourd'hui, le pèlerinage n'a plus lieu mais des pratiques individuelles subsistent sur ce chêne, situé en lisière de la forêt de Meudon.
L'origine des croyances et des légendes associées aux chênes de la Vierge n'est pas toujours facile à découvrir. Elle trouve souvent sa source dans le sacré, dans la vie religieuse, mêlant croyances païennes, superstitions et foi chrétienne. Les chênes, supportant une statuette de la Vierge, sont encore nombreux en forêt. Historiquement, le catholicisme mit plusieurs siècles pour supplanter au moins en apparence les cultes païens associés aux arbres.
Certains pourtant, sont restés des "arbres à clous", arbres sur lesquels des objets de tous ordres sont plantés pour ainsi transférer ses maux ou formuler des voeux. Nous sommes à leur recherche...



Retour haut de page

Les Palombières



Situé dans la forêt de Sare en Aquitaine, ce peuplement de hêtres s'étend sur cinq hectares. Agé de 200 ans, il est un espace sylvicole et pastoral depuis le XVIIe siècle.
Il regorge de nombreux ligneux remarquables mêlés aux hêtres, comme des épiphytes, du houx, des alisiers blancs, de l'aubépine... Ce foisonnement végétal rend ce lieu mystérieux, paisible...
Cette forêt a été maintenue aussi pour le bonheur des disciples de St Hubert et de Diane... Lors du passage des palombes, elle permet de canaliser leur vol vers des filets tendus entre les arbres.
Les Palombières dominent la plaine, le paysage agricole et pastoral qui s'étend jusqu'à Bayonne et au-delà.


Retour haut de page

Le Roi des Mauberts



Dans la forêt de Maubert et Gaulis, se dresse un géant de 43 m, imposant par ses 308 cm de circonférence, Agé de 200 ans.
Ce hêtre se nommait auparavant le Vice-Roi des Mauberts. En effet, le Roi des Mauberts était à l'origine un gigantesque sapin malheureusement disparu en 1930. La Reine des Mauberts dont la vie prit fin en 1899, ne fut, elle, pas remplacée.
Le Roi des Mauberts est d'une santé fragile, attaqué par une pourriture due à son grand age.
Une grande attention lui est portée.



Retour haut de page

Le Chêne à gui



L'homme a toujours vénéré le chêne. Représentant du maître des dieux, chez les Romains, les Celtes ou les Germains, c'était le plus sacré des arbres.
Lorsqu'au détour d'un sentier dans la forêt, on se trouve face à un Rouvre plusieurs fois centenaire, on peut comprendre le sentiment qui conduisit les hommes à rendre un culte à ce géant, tant s'imposent sa majesté,..., la force de ses branches noueuses, grosses comme des arbres, la puissance de sa cime.
Le chêne à gui était l'arbre des druides. Pline raconte la cueillette du gui en ces termes :
"Les druides n'ont rien de plus sacré que le gui et l'arbre qui le porte, pourvu que ce soit un rouvre. Le rouvre est déjà par lui-même l'arbre qu'ils choisissent pour les bois sacrés, et ils n'accomplissent aucune cérémonie sans son feuillage (...) On trouve très rarement du gui et, quand on en a découvert, on le cueille en grande pompe religieuse".
Les druides ont apparemment disparu, mais les croyances en la valeur du gui de chêne sont toujours présentes, au-delà des interrogations scientifiques que suscitent la rareté du parasite sur cette essence et les valeurs curatives dont il semble porteur.
Concernant la localisation de ces êtres mystérieux, le secret est encore aujourd'hui bien gardé...



Retour haut de page

Les Faux de Saint Basle



Situés sur les forêts de Sionne et de Frébécourt dans le massif vosgien, ces hêtres tortillards, les "frères" des Faux de Verzy de la montagne de Reims, sont encore aujourd'hui un mystère...
Un Fau de Verzy est un hêtre dit tortillard qui pousse en forêt de Verzy. Il ne dépasse pas quatre à cinq mètres de haut. En été, il étale ses feuilles en un parasol très dense, pouvant aller jusqu'à former une sorte d'igloo de feuilles. En hiver, son architecture tourmentée se dévoile : troncs et branches tordus, coudés, torsadés, branches terminales retombant jusqu'au sol.
Des individus croissent également en Allemagne (région du Süntel, non loin de Hanovre), en Scanie (Dalby Söderskogs, près de Malmö, Suède, vers la limite boréale de l'espèce), au Danemark, en Lorraine, etc.
L'origine unique ou plurielle de ces peuplements est en question. Ces arbres donnent ainsi son nom, les Faux de Verzy, au site touristique situé en France au nord-est de la Montagne de Reims, au sud de Reims dans la Marne où l'on trouve la plus grande concentration mondiale de hêtres tortillards, estimée à environ un millier d'individus.
Le mot « fau » désignait le hêtre en ancien français (pluriel : faux, diminutif : fayet, fayard, foyard) ; il dérive du latin fagus, tandis que le terme « hêtre » est d'origine germanique).
Un sentier aménagé permet de les admirer, protégés par des barrières en rondins, sans que le piétinement leur soit nuisible. Une réserve clôturée permet de préserver une partie du peuplement.
Une multitude de spéculations, des plus farfelues au plus plausibles, souvent sans fondement scientifique, ont été proposées pour déterminer l'origine des faux. Leur présence à Verzy est attestée dans les cartulaires de l'abbaye de St-Basle:
1 Dès le VIe siècle. Les moines les auraient multipliés par marcottes et transplantés en forêt pour faire un véritable « jardin botanique ». Ces grands voyageurs auraient, selon Y. Bernard rapporté ici un précieux plant d'une région de l'est qu'ils évangélisaient.
2 Une légende invoque une punition divine contre les mécréants de Verzy.
3 Une autre, la malédiction proférée par un moine de St-Basle.



Retour haut de page


Bientot de nouveaux arbres remarquables sur cette page